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        LA CHRONIQUE SIX-FOURNAISE

LA CHRONIQUE SIX-FOURNAISE

Blog d'informations quotidiennes de L' OUEST-VAR culture, vie associative, portraits, histoire, patrimoine ) SITE GRATUIT

Publié le par A-Charles
Publié dans : #Six-Fours, #Actualités, #Santé
Les infirmières autonomes libérales de Six-Fours se mobilisent pour l'amélioration de leur condition d'exercice

Les infirmières autonomes libérales de Six-Fours se mobilisent pour l'amélioration de leur condition d'exercice

L'association nationale des infirmières libérales est née en mars 2015 avec comme objectif "Rassembler sans étiquette politique ou syndicale le plus grand nombre de personnels afin de réfléchir à un avenir qui s'annonce sombre" confie Béatrice Friaud, trésorière de l'association autonomes des infirmières libérales de Six-Fours (AAILSF), déléguée pour la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, et d'ajouter "Notre constat c'est que la profession d'infirmière se meurt. Nos compétences sont remises en question. Notre rôle si âprement défendu est jeté aux orties. Souvent nos patients sont dirigés vers des structures 2 à 10 fois plus chères à pathologie égale, sans omettre le discrédit jeté sur la profession par les Caisses primaires d'assurance maladie, souvent relayées par une certaine presse avide d'audimat qui ne tient pas compte de la réalité du métier".

Etre les actrices (acteurs) de notre avenir

Devant tous ces obstacles, les infirmières ont décidé de regarder leur avenir en face, de lutter par tous les moyens pour que la situation change. "Nous voulons être les acteurs et actrices de notre futur. Notre option c'est la rénovation. C'est à dire être des infirmiers(ières) responsables et engagés. A ce jour nous représentons 4 000 adhérents. Chez les libéraux la colère gronde depuis plusieurs années. Le rapport de la Cour des Comptes n'a fait que confirmer la situation. Nous sommes la seule profession a avoir une obligation de soins de 7/7 jours, 24h/24. La seule profession tarifée a avoir un tarif imposé par les CPAM (8 euros net). Nos déplacements augmentent de 0,05 % tous les 10 ans, alors que les carburants ont augmenté de 75%, sans omettre les actes exécutés mais non cotables (prise de tension artérielle, distribution d'un traitement, pose de bas de contention, changement de poche de stomie, instillations de collyres etc) que les Caisses nous demandent de faire payer aux patients, sans remboursement possible, voire de les exécuter gratuitement. Ces patients souvent en perte d'autonomie, sans nous iraient en établissement pour personnes âgées dépendantes (EPADH), ce qui serait loin de constituer une économie" .

Non à la pointeuse au bout de la seringue !

Aujourd'hui les infirmiers(ières) refusent de travailler avec une pointeuse au bout de leur seringue "Le dépassement en temps d'un acte est devenu délictueux. Nous passons pour des fraudeurs(euses)" avoue la déléguée régionale qui stipule "Aux yeux du public notre métier relève du sacerdoce. Mais nous sommes fatiguées, épuisées, écoeurées de ne pouvoir travailler sereinement. Le manque de reconnaissance est flagrant, pourtant nous aimons nos patients, notre travail. Outre les soins nous intervenons souvent sur des petits problèmes pour leur faciliter la vie quotidienne (repas, courses, linge, petit bricolage, aide au courrier etc)". Et de conclure "De grâce, laissez les infirmières faire leur travail en toute sérénité".

Texte et photo A.C.
La profession d'infirmière vu par... (Image d'Audrey Brevet, infirmière en réanimation du CHU de Grenoble), le contraste est saisissant

La profession d'infirmière vu par... (Image d'Audrey Brevet, infirmière en réanimation du CHU de Grenoble), le contraste est saisissant

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